Bien sûr, la Terreur ce fut la guillotine. A Paris, et dans quelques grandes capitales régionales. Mais dans ces innombrables petites villes de l'ancienne France, étroitement liées au monde rural qui les environnait, quels furent les incidences de la « mise à l'ordre du jour » de la Terreur ? J.-L. Broilliard, en nous livrant une chronique raisonnée des événements de cette année 1793-1794, nous montre en fait comment la municipalité s'est efforcée de résister aux menées « terroristes » du directoire du district, comment un vocabulaire très parisien vient en fait masquer des problèmes et des clivages essentiellement locaux. Ses 80 pages de chronique sont en fait l'explication nécessaire à la compréhension des 80 pages de documents qu'il nous livre dans la seconde partie de son ouvrage. Ce travail trouvera bien sûr ses lecteurs parmi le public creusois, de fait ou de coeur, mais il devrait aussi apporter à tous ceux pour qui l'histoire de la Révolution française ne se résume pas à l'historiographie officielle – parisienne – matière à la réflexion et à comparaisons. — H. H.
TABLE DES MATIÈRES
Introduction
9
Première partie : CHRONIQUE
Chapitre premier : Les premiers pas de la Terreur.
17
Chapitre second : Manœuvres
23
Chapitre troisième : Le gouvernement révolutionnaire
30
Chapitre quatrième : La crise
34
Chapitre cinquième : Arbitrage
39
Chapitre sixième : Vers une « Saint-Barthélémy des patriotes »
44
Chapitre septième : Le vrai combat des sans-culottes